Programmation des galeries
Printemps 2024
Regard Sud
Titre de l’exposition : Se reposant sur le cours du ciel
Dates : du 2 mai au 13 juillet 2024
Artiste : Lilian Euzéby
Adresse : 1/3 rue des Pierres Plantées 69001 Lyon
Instagram : @regard.sud

La galerie Regard Sud a pour objectif de défendre la création contemporaine, notamment avec des artistes issus du continent africain, du monde arabe ou d’ailleurs mais aussi en regards croisés avec d’autres artistes.
Lilian Euzéby construit une œuvre imprégnée par la poésie, le sacré et la mémoire.
L’un des grands sujets de son œuvre est la rêverie que suscitent l’eau et son cycle. Quand on sait, que l’eau est le matière essentielle à l’élaboration des peintures de Euzéby, on devine aussi, une allusion appuyée au travail dans l’atelier ...
Tracassé par les idées de finitude, Lilian Euzéby se rassure avec le Fleuve et sa Mer. Leurs eaux, calmes ou agitées, sont au cœur de ces paysages comme elles sont au centre des questionnements de l’artiste. Et aux yeux de Lilian Euzéby, le ciel et les étoiles en sont un reflet évident.
Le peintre lie le dessin stellaire ou circonstanciel dans le respect du classique mais dans des papiers fort délavés. Des états vacillants reconstitués. Un doute cosmique habite ses paysages, dont la nature rugueuse est le jouet de forces manipulatrices qui renversent l’ordre des éléments, ou encore se présente dans une apparente sérénité, tels des lacs tranquilles.
Dans l’œuvre de Lilian Euzéby, l’écrit donne les clefs pour appréhender le paysage mais il ouvre, aussi, des brèches dans les zones admises de l’espace et du temps. L’artiste nous force à progresser dans les traces laissées par la peinture. C’est véritablement un cheminement au travers d’un paysage selon la tradition classique du genre. Mais il est aussi une exploration presque scientifique de la toile, qui, telle une paroi, dévoile alors ses grains de matière, ses marques, ses inscriptions, et se transforme en un vrai territoire mystérieux et poétique.
L’artiste s’interroge sur le temps et la perception que nous en avons. Le spectateur curieux pourra ainsi se perdre dans un parcours étrange, mélancolique parfois, construit sur des paysages déroutants et métaphysiques où le présent, le futur et le passé se superposent et se confondent.
Galerie Le Réverbère
Titre de l’exposition : Silence
Dates : du 12 avril au 20 juillet 2024
Artistes : Julien Magre
Adresse : 38, rue Burdeau 69001 Lyon
Instagram : @galerielereverbere

Une galerie en province. 300m2 sur les pentes de la Croix-Rousse, à Lyon. Plutôt cosy, bien distribués, et tout entier dévolus à la photographie contemporaine et à ses écritures diverses... C'est le Réverbère, qu'anime un double regard aigu, exigeant et sans complaisance : celui de Catherine Dérioz et Jacques Damez, ses créateurs, dont, au fil des années, les qualités se sont faites vertus.
Silence
En bas,
En vrac une vie d’images
Un Drap blanc
Tes Poings serrés quand tu danses
Tes Seins
La sicile
Tes yeux noirs
Des corps Des mains
Vos souffles
De la terre
De la nuit Du vent Du feu
Du Silence pour ne pas prononcer
de mauvais mots
Apprendre le silence
Silence comme preuve d’amour
Se taire pour mieux voir
Réapprendre à regarder
Fermer les yeux
Les Clore
En haut,
Un ciel et des plumes
Chose immatérielle qui reste
Silence Éprouver
Réparer
Puis Bavarder
Lauréat du Prix Niépce 2022, Julien Magre a exposé En Vie à la Bibliothèque nationale de France (déc 2022 - mars 2023), à Paris Photo 2022, au Jeu de Paume / Tours (juin - octobre 2023), à la Galerie DITYVON - Université d’Angers (janvier - mars 2024) et enfin à Lyon à la galerie avec aussi sa toute dernière série Plumes montrée à Toulouse au Musée des arts précieux Paul-Dupuy (mai-novembre 2023).
Ceysson & Bénétière
Titre de l’exposition : Nothing Net
Dates : du 4 avril au 18 mai 2024
Artistes : Trudy Benson
Adresse : 21 rue Longue 69001 Lyon
Instagram :@ceysson_benetiere

Fondée, à Saint-Étienne, en 2006, par François Ceysson et Loïc Bénétière, rejoint par Bernard Ceysson, conseiller artistique, la galerie Ceysson & Bénétière a développé ses implantations à Luxembourg, Paris, Genève, New York et Lyon. Au Luxembourg la galerie dispose désormais, à Wandhaff / Windhof, près de Koerich, d’un vaste lieu de 1 400 m2 dont plus de 1 200 m2 sont consacrés aux seules expositions.
La galerie expose ce printemps Trudy Benson, artiste américaine dont les peintures se reconnaissent à leur méthode, révélée à quiconque souhaite les observer en profondeur. Toile brute et aérographe en sont les composants de base. Trudy Benson pulvérise, à grands traits ou selon un griffonnage conscient, puis ajoute des structures remplies d’une couleur unie, qui masquent la surface et lui donnent mouvement grâce à des formes dynamiques. Elle se sert souvent d’une poche à douille pour tracer des lignes, ce qui confère à la surface peinte une autre dimension, en termes de profondeur et de mouvement. Le contraste entre la pulvérisation délicate et la peinture épaisse, semblable à un glaçage de pâtisserie, donne à l’espace une tonalité dramatique. En adoucissant le rendu, les plans rectilignes se détachent de la surface, aiguisant davantage la vision. Les surfaces physiques s’imposent par leur présence. Il est essentiel de distinguer la forme substantielle ancrée et l’atmosphère éthérée pour comprendre ce qui imprègne le travail de Trudy Benson à la fois d’une puissance exubérante et d’un côté aérien.Trudy Benson a souvent fait part de sa préférence pour les outils informatiques de dessin peu sophistiqués, comme MacPaint, pour esquisser ses idées avant de commencer à travailler sur une toile. Ces outils, qu’elle décrit souvent comme des outils oubliés sur d’anciens ordinateurs, sont en effet trouvés ou remis au goût du jour, comme par accident. Un heureux accident. Trudy Benson envisage avec plaisir le geste de peindre comme un processus de recouvrement progressif par des calques. Le terme de « calque » serait immédiatement éloquent pour tous les utilisateurs de Photoshop ou d’autres programmes informatiques de graphisme.Mais au final, ses peintures se caractérisent plus par une certaine exubérance que par leur nature programmatique : être en retard, sortir à la hâte, dévaler les escaliers... en route pour aller travailler. L’élan heureux, dans chaque peinture, est urbain, drôle et résolument libre.
L'Œil Écoute
Dates : du 13 avril au 26 mai 2024
Artistes : Hamey & Moreau
Adresse : 3 quai Romain Rolland 69005 Lyon
Instagram : @loeilecoutelyon

Fondée en 1962 par Janine Bressy, la galerie l’Œil Ecoute s’inscrit durablement et privilégie une réflexion autour de la traduction artistique des grands thèmes actuels et des partenariats noués autour de la musique, la poésie, le livre... Une démarche transversale qui guide le travail que nous menons. Celle d’un navigateur entre plusieurs rivages. Daniel Piperno, Hélène de Boissieu, Bernard Prud’Homme (associés)
La galerie expose jusqu'au 26 mai 2024 les artistes Hamey et Moreau. L’un et l’autre ont été hôtes de la Casa de Velázquez qui accueille et accompagne chaque année chercheurs et artistes à travers un large programme de résidences. Tous deux graveurs ils ont créé l’UTTAPAM, du nom d’un plat du sud de l’Inde, un atelier expo, lieu de présentation de leurs gravures mais aussi cabinet de curiosités, aiment-ils rappeler. L’UTTAPAM est aussi un atelier convivial en bord de forêt drômoise où il fait bon venir graver. Un lieu qui permet d’explorer « les liens qui nous rattachent à la terre en révélant son attachement au vivant » explique Muriel, un lieu où vit « un monde peuplé de petits nids-cocons, d'arbres-maisons et d'animaux malins » complète Didier, un monde qui célèbre la fragilité et exige silence et distance.
Muriel Moreau se rend régulièrement en Inde, une résidence artistique qui lui convient bien et lui permet de créer librement, sans contrainte, pendant quelques semaines. « La nature est première… comme processus créateur, vital et permanent » dit d’elle l'historien d'art, Emmanuel Lurin. Dans son travail, Muriel Moreau contribue à nous faire sentir la perméabilité des frontières entre le corps vivant et la Nature, elle évoque de manière allégorique, les liens qui nous rattachent à la terre.
Quant à Didier Hamey, c’est le poète Alain Jouffroy qui en parlait. « Peut-on sculpter l'invisible ? » Impossible, dira-t-on. Seul un poète qui invente une nouvelle forme de sculpture peut, discrètement, relever ce défi. L'invisible réseau qui innerve secrètement les choses, c'est ce que Didier Hamey tente de capter, dans ses sculptures comme dans ses gravures. Il dit qu'il « grave des choses pas graves ». Un résumé pour décrire cet univers sensuel et humoristique peuplé d'animaux et de personnages fabuleux et coquins que sont les œuvres de Didier !
SLIKA
Titre de l’exposition : Mon colonel & Spit
Dates : du 16 mai au 22 juin 2024
Artistes : Eric Bassleer alias Mon Colonel et Thomas Stiernon alias Spit
Adresse : 25 rue Auguste Comte 69002 Lyon
Instagram : @galerie_slika

Depuis sa création en 2014, Slika plaide pour une représentation décomplexée de l’art actuel, faisant fi des étiquettes et des codes préétablis. Elle nourrit, main dans la main avec ses artistes confirmés comme jeunes prometteurs, le désir d’éveiller notre curiosité et d’élargir notre vision du monde d’aujourd’hui et de demain.
Au cours des années 90, Éric Bassleer alias Mon Colonel (Né à Liège en 1974) et Thomas Stiernon alias Spit (Né à Liège en 1977) pratiquent le graffiti au sein du collectif liégeois ‘The ERS’. En 2007, à la suite de la dissociation du groupe, le duo d’artistes belges se forme pour devenir : Mon Colonel & Spit. Leur pratique artistique se décline à travers de nombreux médiums tels que le dessin, la peinture, la sculpture et la céramique. La plupart du temps, les œuvres issues de ces différentes techniques se trouvent rassemblées sous forme d’installations. Celles-ci sont le reflet de leur univers, fait de références du quotidien, à la bande dessinée, aux cultures populaires et urbaines, le tout baigné dans une joyeuse naïveté, empreinte d’ironie, d’humour et d’irrévérence.
En 2015, le duo remporte le prix de la Commission des Arts de Wallonie en présentant des poteries en terres cuites émaillées recouvertes de textes et de dessins semblables à leurs œuvres papiers. Ils commencent alors à fréquenter les cours des artistes céramistes Dominique Matagne et Gilette Fosty. En 2017, Mon Colonel & Spit exposent pour la première fois au musée MIMA à Bruxelles des sculptures ainsi que toute une série d’artefacts en céramique. Cette installation nommée « Show non merci » est la genèse de 40 ans de vie, de sensibilité artistique, de souvenirs, d’expériences et de rencontres qui ont fait d’eux des artistes. L’exposition devient alors pour le duo un réel déclencheur dans leur pratique, où l’art de la céramique prend une place presque exclusive.
“Leur travail, rempli d’une densité poétique sauvage et fertile, nécessitait simplement d’être fidèlement retranscrite pour partager ce que les artistes avaient à révéler au sujet de leur exploration de la céramique et des sources de leur créativité. Cette démarche, bien que plutôt académique, s’est révélée délicate, d’autant plus que les sculptures d’Eric et Thomas sont souvent teintées de légèreté, illustrant leur propension à s’amuser et à rire.” - R.Cruyt
Galerie Valérie Eymeric
Titre de l’exposition : Eau, Eden, Enfer
Dates : du 23 mai au 29 juin 2024
Artistes : Francky Criquet
Adresse : 33 rue Auguste Comte 69002 Lyon
Instagram : @galerievalerieeymeric

Le Cloître Art Contemporain
Titre de l’exposition : De(s) multiple(s)
Dates : du 16 mai au 26 mai 2024
Artistes : Frédéric Khodja, Anne Mangeot, Anne Petrequin, Jean Reudet
Adresse : 6 rue des Capucins 69001 Lyon

Depuis son ouverture, en 2014, la galerie Valérie Eymeric décloisonne les styles artistiques et affirme un goût personnel offrant à voir des oeuvres dont la qualité plastique et conceptuelle révèlent une grande singularité. C’est avant tout un œil et une vision du monde que Valérie Eymeric tend à traduire à travers des expositions sans cesse renouvelées. Soutenir l’art actuel et la création contemporaine tout en offrant aux amateurs d’art un lieu de découverte et d’échange, de rencontre et d’émotion, telle est la vision portée par la galerie.
Pour cette sixième collaboration, Francky Criquet s’est emparé du thème de l’eau. La contrainte n’est pas un terme familier à l’artiste fougueux mais il s’est prêté au jeu avec succès! L’eau, denrée rare du futur (20 pays se partagent 5% de l’eau douce mondiale et vivent dans un stress hydrique permanent) mais aussi lieu de tous les phantasmes et plaisirs.
Fondée sur l’initiative de l’artiste et commissaire Marie-Agnès Charpin, Le Cloître Art Contemporain - Lyon est une galerie située dans un appartement au premier étage de l’ancien cloitre des Capucins en plein cœur de la presqu’île de Lyon. Destinée à diffuser et à promouvoir l’art contemporain, il s'agit de proposer un certain regard sur l’art par le biais d’une programmation d'expositions collectives d'artistes émergent-es et
reconnu-es. Le Cloitre Art Contemporain présente des projets inédits favorisant une pluralité de médiums comme le dessin, la peinture, la sculpture, l’estampe, la photographie voire l’installation. Les expositions font régulièrement l’objet de partenariats et de collaborations institutionnelles publiques et privées.
Le Cloître Art contemporain présente une exposition collective de Frédéric Khodja, Anne Mangeot, Anne Petrequin, Jean Reudet jusqu'au 26 mai 2024.
Galerie Henri Chartier
Titre de l’exposition : Robert Combas, Tatouages académiques
Dates : du 30 mai au 13 juillet 2024
Artistes : Robert Combas
Adresse : 3 rue Auguste Comte 69002 Lyon

Créée en 2007 avec une exposition personnelle de Jean Raine, au 42 rue Burdeau dans le 1er arrondissement de Lyon. Dès les premières années, la galerie Henri Chartier mêle des œuvres et des artistes de différentes générations ou de différents mouvements avec la présentation d’artistes historiques comme Henri Michaux, Pol Bury, Pierre Alechinsky, Jean Raine, Bram Van Velde mais aussi une jeune génération, Guillaume Lebelle, Thibault Hazelzet, Stéphane Guénier, Guillaume Treppoz, Sylvie Pic, Philippe Jusforgues, Caroline Demangel. Installée depuis mai 2017, au 3 rue Auguste Comte, à quelques pas de la place Bellecour, la galerie réalise les expositions personnelles de Benjamin Bruneau, Lionel Sabatté, Floris Dutoit, Sako Yachiyo, Henri Comby, Jorg Gessner, Marc Moret, Jean-Michel Comte, Dominique D’Acher, Blaise Adilon. En invitant aussi plusieurs commissaires tels que le frère Marc Chauveau, Marion Bataillard, Thierry Raspail ou encore Myriam Bucquoit et Bernard Crespin. Plusieurs publications et évènements hors les murs sont aussi réalisés.
La galerie Henri Chartier est très heureuse de présenter cette première exposition personnelle à Lyon de Robert Combas depuis son importante rétrospective au Musée d'art contemporain de Lyon en 2012, Greatest Hits.
"Les premiers « tatouages académiques » de Robert Combas remontent au début des années 90. À l’époque, les vrais tatouages corporels étaient encore marginaux (on les trouvait par exemple chez les marins, les prisonniers, les bikers…) et l’artiste n’aurait sûrement pas imaginé qu’ils prendraient une place croissante dans notre société. Ou peut-être l’a-t-il pressenti justement ?
Ce titre générique de « tatouages académiques » que Robert Combas donne à ses œuvres sur papier ayant pour supports d’anciens dessins d’études académiques – le tatouage de l’artiste se superposant à la tradition d’enseignement du dessin – évoque une histoire de transfiguration, celle de la tradition avalée par l’artiste pour la recracher sous une forme totalement réinventée.
Kristell Loquet, mars 2024, archives Robert Combas
Galerie La taille de mon âme
Titre de l’exposition : Retrouvailles
Dates : du 27 avril au 22 juin 2024
Artistes : Audrey Ballacchino
Adresse : 4 rue Saint - Claude 69001 Lyon

Manifesta
en collaboration avec la Galerie Lelong & Co
Titre de l’exposition : Retrouvailles
Dates : du 15 mai au 19 juillet 2024
Artistes : Marc Desgrandchamps
Adresse : 6 rue Pizay 69001 Lyon

LA TAILLE DE MON ÂME est une galerie d’art contemporain doublée d’un fonds de dotation en faveur de l’éducation artistique et culturelle.La galerie propose essentiellement des expositions d’artistes locaux et nationaux. Les céramistes contemporain.es occupent une place importante dans notre programmation.
« Nous retrouvons le printemps, son soleil haut et les souvenirs de cette fête, éblouissants. Cette exposition célèbre le retour du soleil, ce qu’il révèle de vif et nouveau, ce qu’il écrase du passé dans un effacement blanc. Par une recherche autour de la reproduction de l’image, de la répétition de formes en petites séries, je m’attache au travail de la mémoire.Comment se raconte-t-on cette histoire à la longue ?Je remue des trésors. Pour que les choses parlent du temps, de notre temps, dialoguent entre elles, nous transportent. Par leur poids je m’évade plus facilement, elles m’amarrent au présent. Je pose une assiette au mûr et je me mets dedans. Quelle tranquillité! *Prendre la mesure du temps long c’est se reculer un peu et regarder les choses dans leur durée. Chaque année on fait cette révolution. »
AUDREY BALLACCHINO
*Référence à Henri Michaux dans Magie
Manifesta propose des expositions au rythme de tous les 2 mois, des moments d’échanges, des rencontres avec le monde de l’art, des événements au service des entreprises, en tenant compte de leurs besoins en matière de réceptif.Toujours en quête de se réinventer, Manifesta a vocation à accueillir les entreprises, les galeries, les artistes, institutions, designers et auteurs… à des fins de mise en relation, de médiation, vente et transmission.
Pour sa première collaboration avec Manifesta, la Galerie Lelong & Co a choisi de présenter une exposition personnelle de Marc Desgrandchamps. Au fil d’une vingtaine de peintures, dont plusieurs de très grandes dimensions, différents aspects du travail de Desgrandchamps sont mis en lumière. La peinture la plus ancienne (Sans titre, 2014) est comme un instantané d’une scène de la vie quotidienne, une conversation de fin de repas entre des silhouettes en contre-jour avec en arrière plan de grandes baies vitrées donnant sur un paysage alpin. Dans d’autres peintures de 2016, la figure humaine est absente, des éléments végétaux jouent les premiers rôles et structurent la composition.La plupart des autres œuvres sont très récentes (2022-2023) et reflètent les préoccupations actuelles de l’artiste. Deux polyptyques spectaculaires (Le Fleuve, 2022 ; Le Site, 2022) étaient présentés dans la double exposition « Silhouettes », au musée des Beaux-Arts de Dijon (2023) puis au [mac] de Marseille(2024), qui a fait l’état des lieux de la peinture de Marc Desgrandchamps de ces dix dernières années.Des paysages grandioses, où l’eau est très présente, servent de cadre à des scènes mystérieuses en arrière-plan (on peut y déceler les références multiples de l’artiste, de Giorgione à Antonioni) et des figures très fortes qui sollicitent l’imagination. La composition créée par Desgrandchamps dans l’échode souvenirs visuels et de photographies restitue une réalité fragmentée et elliptique qui persiste en mémoire.
